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15.03.2008

Un rayon de piano sur un vieux film

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Au dernier VillaBar, John Peshran-Boor s’est fait la malle le temps d’un WE pour laisser œuvrer son double, Jean-Pierre Bret.
Je suis allée entendre Jean-Pierre Bret improviser au piano le mois dernier sur la projection d’un film de 1928, un rayon de soleil sur Paris.

Le film décrit un dimanche parisien (et banlieusard) typique à l’époque.

J’ai eu la surprise, en allant saluer le pianiste à la fin de la séance, d’apprendre qu’il n’avait vue qu’une fois le film avant. En l’écoutant, je me disais : il a dû bien préparer son coup. Eh non !

La magie de l’improvisation était palpable. Alors que les images défilent, le piano nous berce, nous porte, nous emporte, à travers les scènes noires et blanches.

Aujourd’hui aussi, il faudrait que des salles laissent ouvertes certaines séances à l’impro. Certains films n’auraient ainsi pas de musique et nécessiteraient la présence d’un musicien ou d’un groupe lors de la projection. Une belle façon de faire vivre la musique et le cinéma.

Ah, je rêve parfois d’une belle vie de cinéphile. Les films n’auraient pas tous le même format. Les salles, certaines seraient vides et silencieuses comme pour un concert, d’autres permettraient de se restaurer en regardant le film.
Chiquer – puisque la cigarette est presque morte - en voyant un film beau et en écoutant un pianiste, un saxophoniste ou un flûtiste improviser… Telle est la belle vie de cinéphile que j’imagine.

Les pianistes ont des dons magnifiques : il faudrait leur donner plus d’occasions de les déployer, de les partager avec le grand public.

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